Ma perestroika (3)

Couverture d'Ogoniok n°51, décembre 1989

Alexander, travaille aujourd’hui comme responsable de ventes pour une entreprise de télécommunications. Agé de 40 ans en 1991, il avait déjà engagé avec succès une carrière comme technicien à la télévision soviétique, la Gosteleradio, puis est recruté par Eurovision dès 1992. Passionné de langues étrangères, il est à l’aise en français, anglais, néerlandais, suédois et géorgien…Il rapporte des bribes de langues comme des souvenirs de voyages, comme d’autres collectionnent des cartes postales… Son ouverture et sa flexibilité d’esprit expliquent bien son état d’esprit: «que ce soit en URSS ou en Ukraine indépendante, je réussis dans la vie! »

Vous avez pensé que « quelque chose avait changé » lorsque

…ma tante en Géorgie m’a raconté que Gorbatchev avait fait arracher toutes les vignes et que le responsable de l’exploitation s’était suicidé de désespoir. On appelait cela la lutte contre l’alcoolisme.

Votre premier objet d’importation

Je faisais mon service militaire en Extrême-Orient…des jeans.

Votre premier dollar…

Une somme plus importante en 1991, pour la réalisation d’un documentaire sur l’ascension par des alpinistes ukrainiens du Manaslu, le huitième sommet de l’Himalaya. Nous avons planté un drapeau ukrainien à 8163 mètres!

Le moment le plus émouvant

Nous avions environ 1000 roubles sur un compte épargne, j’avais promis à mes deux fils un lecteur vidéo. Lorsque nous avons retiré l’argent, il restait (après la dévaluation) 47 roubles et 54 kopecks. L’Etat avait dévalisé mes enfants!

Un souvenir agréable..

L’idée d’une Ukraine indépendante!

Un son ou une musique

Un spectacle de Robert Hossein, « Je m’appelais Marie Antoinette ». J’étais technicien du son. C’est la qualité du son, ces incroyables équipements modernes, les radios microphones qui m’ont ébloui plus que le spectacle!

Pénurie de…`

De pain et de beurre.

Excès de…

Liberté de parole et de liberté tout court!

Un mot pour dire l’ambiance à l’époque…

Aigrie…

Vous avez eu peur quand…

Peur n’est pas le terme, mais plutôt l’inquiétude de ne pas savoir comment mettre à profit les opportunités nouvelles qui se présentaient.

A la télévision.

Les publicités pour les tampax et autres produits d’hygiène intime féminine.

Sans les bouleversements de la Perestroïka vous en seriez où aujourd’hui ?

Toujours à la Gosteleradio (la télévision soviétique), certainement membre du Parti et chef d’un département quelconque.

Publicités
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s