Mois du film documentaire – mercredi 9 novembre – 19h – Auditorium Hôtel de ville de Paris

Le Sacrifice (2003, 24 min) de Emanuela Andreoli et Wladimir Tchertkoff et Controverses nucléaires (2004, 51 min) de Wladimir Tchertkoff

« On ne mesure pas la puissance d’une idéologie aux seules réponses qu’elle est capable de donner, mais aussi aux questions qu’elle parvient à étouffer. »

Günther Anders (trad. Christophe David)

 « C’était il y a bien longtemps et ce n’est pas vrai »

Le liquidateur dans Le Sacrifice (à propos de Tchernobyl)

Les événements de Fukushima ont largement éclipsé la commémoration des 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl.

Mais que commémore t-on au juste à Tchernobyl, si ce n’est la chape de silence et de mensonges qui a enseveli les liquidateurs et les habitants de la zone contaminée, à l’instar des gravats de la Centrale ?

Wladimir Tchertkoff est entré presque incidemment dans cette histoire d’accident nucléaire. En insatiable chercheur de la vérité, il a fini par y consacrer plus de vingt ans de sa vie, pas moins de cinq films documentaires et un livre somme intitulé Le crime de Tchernobyl. Le goulag nucléaire sorti en 2006. Il est Vice-Président de l’association Enfants Tchernobyl Belarus (ETB).

Au cours de cette soirée, il sera accompagné par Marie-Hélène Mandrillon, enseignant-chercheuse au CERCEC et auteur notamment de Environnement et politique en URSS, sorti en 1989 à la Documentation française. Elle a aussi dirigé  L’environnement à l’Est. Le modèle européen à l’épreuve pour la Revue d’études comparatives Est-Ouest en 2005. Enfin elle est l’auteure de la contribution L’écologie, vecteur de l’ouverture de l’espace public publiée pour le catalogue de l’exposition URSS: fin de partie, édité sous la direction de J.-R. Raviot.

Dominique Bouchery, modérateur (BDIC), soirée organisée en partenariat avec l’association ETB (Enfants-Tchernobyl-Belarus)

Quelques photos prises lors de la soirée du 9 novembre, consacrée à Tchernobyl

Wladimir Tchertkoff, réalisateur

Yves Lenoir, Président de l'association Enfants-Tchernobyl-Belarus complète les éclairages de W. Tchertkoff

De g. à d. : Wladimir Tchertkoff, Marie-Hélène Mandrillon (CERCEC/CNRS), D. Bouchery (BDIC)

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Un commentaire pour Mois du film documentaire – mercredi 9 novembre – 19h – Auditorium Hôtel de ville de Paris

  1. Tanguy dit :

    La soirée était passionnante, grâce aux films bien sûr, mais aussi à ceux qui les ont présentés.
    Wladimir Tchertkoff est non seulement un « chercheur de vérité », c’est un passeur lumineux. Ses documentaires ont beau être éloquents, c’était une chance de l’entendre en parler, éclairer des questions qui ne nous sont pas familières – et pour cause : s’il est un domaine qui échappe largement à l’exigence de publicité (glasnost, dit-on en russe…), c’est bien le nucléaire. Les films et les propos de W. Tchertkoff aident à regarder non pas là où on nous dit de regarder – le béton muet de Tchernobyl, le « bilan définitif » – mais juste à côté : un liquidateur, sa femme, ses enfants ; puis les autres enfants, tous ceux dont on veut bien, à la rigueur, qu’ils souffrent de quelque chose, mais surtout pas de « ça ».

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